{"id":557897,"date":"2026-07-09T23:41:05","date_gmt":"2026-07-09T23:41:05","guid":{"rendered":"https:\/\/chemix.vtk.be\/?p=557897"},"modified":"2026-07-13T10:06:39","modified_gmt":"2026-07-13T10:06:39","slug":"ce-que-j-ai-vu-a-auschwitz-ce-que-j-ai-vu-a","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chemix.vtk.be\/?p=557897","title":{"rendered":"Ce Que J&#8217;ai Vu \u00c0 Auschwitz  Ce Que J&#8217;ai Vu \u00c0 Auschwitz Les Cahiers D&#8217;alter"},"content":{"rendered":"<p>Quelques tentatives d\u2019humour laborieux et des illustrations color\u00e9es au rendu assez pauvre jouent le r\u00f4le de m\u00e9diateurs comme ils le peuvent. Notre conviction est qu&#8217;une publicit\u00e9 de qualit\u00e9 et bien int\u00e9gr\u00e9e dans le design du site sera beaucoup mieux per\u00e7ue par nos visiteurs. Depuis la cr\u00e9ation des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une r\u00e8gle de refuser tous les formats publicitaires dits &#8220;intrusifs&#8221;.<\/p>\n<h2>Maria-jos\u00e9 Siri\u00a0: \u00ab\u00a0Aida Reste Un R\u00f4le In\u00e9puisable\u00a0\u00bb<\/h2>\n<p>Ce d\u00e9faut est particuli\u00e8rementaudible dans la cabalette de son air o\u00f9 deux aigus sont all\u00e8grementfaits en voix de t\u00eate. La distribution excellente estbien entendu domin\u00e9e par une Cecilia Bartoli coquine et complex\u00e9edont la virtuosit\u00e9 se passe de commentaire. Avoirles notes et la technique ne fait pas la couleur d&#8217;un personnage et onest tr\u00e8s, tr\u00e8s, tr\u00e8s loin d&#8217;une Lucia Valentini-Teranni.Bref !<\/p>\n<p>Cette \u00e9volution , l\u2019interpr\u00e8te semble l\u2019avoir parfaitement comprise et sa s\u00fbret\u00e9 technique lui permet de faire flamboyer l\u2019\u00e9blouissant final belcantiste que Rossini, parachevant ainsi l\u2019architecture de l\u2019\u0153uvre, a con\u00e7u pour le triomphe d\u2019 Angelina. Angelina, apr\u00e8s Rome, B\u00e2le et avant Paris, est Vasilisa Berzhanskaya, dont les lyricomanes connaissent d\u00e9sormais la richesse vocale qui lui permet de mettre \u00e0 son r\u00e9pertoire aussi bien des r\u00f4les de soprano que des r\u00f4les de contralto. En tout cas sa tenue de sc\u00e8ne a l\u2019\u00e9l\u00e9gance physique qu\u2019on associe \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9gance morale du personnage.<\/p>\n<h2>Cenerentola \u2014 Paris (tce)<\/h2>\n<p>Il est le substitut, dans le subterfuge destin\u00e9 \u00e0 permettre au prince de s\u2019informer sur la vertueuse personne qui, selon Alidoro, vit dans cette maison, de Don Ramiro. Le r\u00f4le est codifi\u00e9 et d\u2019un interpr\u00e8te \u00e0 l\u2019autre on retrouve la m\u00eame gamme de mimiques ou de grimaces, l\u2019important \u00e9tant qu\u2019elles tombent \u00e0 pic, et c\u2019est le cas. Les affubler d\u2019une perruque blonde pour para\u00eetre au bal du prince est une bonne id\u00e9e, qui explicite leurs mod\u00e8les et trahit leur fausset\u00e9.<\/p>\n<h2>Chefkoch Check<\/h2>\n<p>Aucune r\u00e9serve, en revanche, pour la direction d\u2019Edmon Colomer, \u00e0 elle seule un vrai motif de satisfaction. Convaincante, Jose Maria Lo Monaco tarde \u00e0 le devenir tant la voix semble d\u2019abord petite et la projection modeste ; mais peu \u00e0 peu elle se r\u00e9chauffe et, bien que ni le timbre ni l\u2019agilit\u00e9 ne nous captivent, elle s\u00e9duit par sa probit\u00e9 et sa musicalit\u00e9 car elle ne cherche ni \u00e0 enfler ni \u00e0 noircir sa voix, et m\u00e8ne \u00e0 bien l\u2019\u00e9pineux finale, o\u00f9 la virtuosit\u00e9 est l\u2019expression m\u00eame de la vertu triomphante. On pourra objecter que les nombreux rappels \u00e0 la fin du spectacle sont un d\u00e9menti \u00e0 nos impressions.<\/p>\n<h2>Rossini, La Cenerentola \u2013 Luxembourg<\/h2>\n<p>Un groupe de <a href=\"https:\/\/pbase.com\/hazcasino\/image\/176311080\"> https:\/\/pbase.com\/hazcasino\/image\/176311080<\/a> jeunes ( ?) fait irruption sur la sc\u00e8ne, brutalise le pauvre, qui doit d\u00e9guerpir, la jeune fille repara\u00eet, portant deux sacs, l\u2019air \u00e9puis\u00e9, et le rideau se referme, l\u2019ouverture a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e. Pr\u00e9sent\u00e9e comme une version de concert avec mise en espace et un ensemble de voix qui ne sont pas celles de superstars, cette Cenerentola s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e, avec trois fois rien (en apparence), \u00eatre une mise en sc\u00e8ne \u00e9blouissante, tout simplement g\u00e9niale ! Restent Michele Pertusi qu&#8217;ona connu plus en voix dans le r\u00f4le d&#8217;Alidoro et Bruno Campanella quifait bien p\u00e2le figure face \u00e0 Riccardo Chailly, chef au disque.<\/p>\n<p>Est-ce pour cela que le plateau peine \u00e0 convaincre, bien que plusieurs des participants aient d\u00e9j\u00e0 interpr\u00e9t\u00e9 leur r\u00f4le ? Quant au baron et \u00e0 Alidoro, le complet du premier ne refl\u00e8te pas ses pr\u00e9tentions ridicules, et la simplicit\u00e9 informelle du deuxi\u00e8me, quand il a d\u00e9pos\u00e9 son frac d\u00e9penaill\u00e9 de musicien des rues, n\u2019invite pas au respect, jusqu\u2019\u00e0 ce que son uniforme d\u2019aviateur \u2013 ali d\u2019oro \u2013 lui donne un peu de prestance. La tenue de joueur de polo endoss\u00e9e par le prince et sa suite ne sied pas \u00e0 tous, et d\u2019abord au prince lui-m\u00eame. Quant aux costumes, sign\u00e9s eux aussi Clarac et Deloeuil, si leur r\u00f4le est d\u2019exprimer le c\u00f4t\u00e9 social, ils ne caract\u00e9risent pas nettement les protagonistes. A la fin de l\u2019ouverture, le rideau noir qui servait de fond \u00e0 l\u2019\u00e9talage de linge \u00e9tendu d\u00e9voile en disparaissant une structure cubique centrale, pouvant tourner sur elle-m\u00eame et dont les c\u00f4t\u00e9s peuvent se d\u00e9ployer, r\u00e9v\u00e9lant ainsi les diff\u00e9rents lieux pr\u00e9vus par le livret. De m\u00eame ils ne veulent pas voir Clorinda et Tisbe comme des \u00ab chipies hyst\u00e9riques et caricaturales \u00bb mais comme \u00ab deux jeunes femmes sinc\u00e8rement hant\u00e9es par la peur du d\u00e9classement \u00bb.<\/p>\n<h2>Rossini, La Cenerentola -turin<\/h2>\n<p>Cette architecture, Alberto Zedda la voyait comme un des t\u00e9moignages les plus indiscutables du g\u00e9nie du compositeur qui, \u00a0a \u00a025 ans, ma\u00eetrise magistralement les tempi, les suspendant \u00a0ou les acc\u00e9l\u00e9rant selon les situations, avec une \u00e9conomie de moyens qui \u00e9bahit tant elle produit d\u2019effets sur l\u2019auditeur. Leur duo, faut-il le redire, est d\u2019une dr\u00f4lerie totalement s\u00e9duisante. Si nous avons manqu\u00e9 son premier air, o\u00f9 sans s\u2019en rendre compte le personnage expose sa balourdise satisfaite, celui du deuxi\u00e8me acte comble parce que la diction est parfaite, le chant syllab\u00e9 est d\u2019une clart\u00e9 impeccable, la rapidit\u00e9 labiale intacte et la composition sc\u00e9nique toujours aussi impressionnante, d\u2019une expressivit\u00e9 efficace qui \u00e9vite les surcharges. La voix sonne bien, sans exc\u00e8s de puissance, mais est-elle la basse noble que nous aimons ? Ni d\u00e9hanchements ni d\u00e9sordre, mais un mouvement collectif comme on pourrait en voir dans une revue qui s\u2019accorde \u00e0 la situation, une belle contribution au spectacle.<\/p>\n<p>Alessandro Corbelli, habitu\u00e9du r\u00f4le de Dandini (nous l&#8217;avons notamment entendu \u00e0 Parisau Palais Garnier aux c\u00f4t\u00e9s de Joyce Di Donato), est cettefois Don Magnifico, d&#8217;un comique irr\u00e9sistible et toujours aussibien chantant (il m&#8217;a apparu notablement plus fatigu\u00e9 dans le r\u00e9centCoside Garnier).<\/p>\n<h2>Rossini, La Cenerentola \u2013 Luxembourg<\/h2>\n<p>Rythme plus que soutenu de repr\u00e9sentations de Cenerentola au Th\u00e9\u00e2tre du Capitole de Toulouse (nous avions rendu compte de la premi\u00e8re ici), puisque pas moins de huit repr\u00e9sentations sont donn\u00e9es en seulement dix jours, de quoi en \u00e9puiser plus d\u2019un. Mise en sc\u00e8ne, d\u00e9cors, costumes et chor\u00e9graphieBarbe &#038; DoucetLumi\u00e8resJo\u00ebl Fabing Le public, dont les rires ont ponctu\u00e9 les pics comiques, ne boude pas son plaisir et f\u00eate longuement les artistes. L\u2019orchestre chante litt\u00e9ralement, et c\u2019est encore un motif d\u2019admiration que l\u2019osmose sonore entre la fosse et le plateau. Sa direction r\u00e9alise un miracle d\u2019\u00e9quilibre entre le dynamisme et le lyrisme, qui nous restitue ce joyau dans la pl\u00e9nitude de son \u00e9clat, vigoureuse mais sans impatience, et souple infiniment. Au seuil de la maturit\u00e9 physique et artistique, c\u2019est en expert de Rossini qu\u2019il retrouve cette \u0153uvre dans laquelle son a\u00een\u00e9 le d\u00e9couvrit et qu\u2019il a dirig\u00e9e maintes fois, en particulier \u00e0 Bad Wildbad.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelques tentatives d\u2019humour laborieux et des illustrations color\u00e9es au rendu assez pauvre jouent le r\u00f4le de m\u00e9diateurs comme ils le peuvent. Notre conviction est qu&#8217;une publicit\u00e9 de qualit\u00e9 et bien int\u00e9gr\u00e9e dans le design du site sera beaucoup mieux per\u00e7ue par nos visiteurs. 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